Sécurité
Le mot de sécurité (safeword) : le choisir, l'utiliser, le respecter
Dans une scène de domination, « non » ou « arrête » peuvent faire partie du jeu. Il faut donc un signal qui, lui, ne se discute jamais. C'est le mot de sécurité, en anglais safeword.
À quoi sert un mot de sécurité
Le mot de sécurité arrête la scène, immédiatement. Pas après une dernière action, pas après une explication : tout de suite. Il appartient à la personne soumise, mais aussi à la personne qui domine, qui peut elle aussi avoir besoin de s'arrêter.
Il ne sert pas seulement en cas de douleur. Une émotion qui submerge, un souvenir qui remonte, un malaise physique, une simple intuition que quelque chose ne va pas : toutes ces raisons sont valables.
Bien le choisir
Un bon mot de sécurité est court, facile à prononcer même sous le stress, et sans rapport avec le contexte de la scène. Un mot du quotidien, un nom de ville, une couleur conviennent bien.
Beaucoup utilisent un système à trois niveaux : vert pour « tout va bien », orange pour « ralentis, j'approche d'une limite », rouge pour « on arrête tout ». Il permet d'ajuster sans tout interrompre.
Quand la parole est impossible
Si la bouche est entravée ou si la personne risque de ne plus pouvoir parler, il faut un signal non verbal convenu à l'avance : lâcher un objet tenu dans la main, taper trois fois, serrer la main de l'autre selon un code défini.
La personne qui domine doit en outre surveiller en permanence les signaux non verbaux : respiration, couleur de la peau, crispation, absence de réaction.
Le respecter, sans exception
Ignorer un mot de sécurité, c'est transformer une pratique consentie en violence. Il n'existe aucune exception, aucun « encore un peu », aucune négociation après coup.
Après un arrêt, on prend soin de l'autre, on parle de ce qui s'est passé et l'on ajuste. Personne ne doit se sentir coupable d'avoir utilisé le mot de sécurité.
Pour aller plus loin
Frapper à la porte
L'entrée dans l'Ordre commence par une candidature et un questionnaire. Rien n'est automatique, tout est examiné.
Découvrir la démarche