Sécurité
Le consentement dans le BDSM : éclairé, explicite, révocable
Une même scène peut être un moment d'abandon choisi ou une agression. Ce qui fait la différence tient en un mot : consentement. Dans le BDSM, il ne se suppose jamais. Il se construit, se formule et se respecte à chaque instant.
Éclairé : savoir à quoi l'on dit oui
On ne peut consentir qu'à ce que l'on comprend. Un consentement éclairé suppose que chacun sache précisément ce qui est envisagé, quels en sont les risques physiques et émotionnels, et ce qui ne se fera pas.
C'est pourquoi la discussion préalable est indispensable. Elle n'enlève rien à l'intensité ; elle la rend possible.
Explicite : dire plutôt que deviner
Le silence n'est pas un accord. Un regard, une absence de refus, un « tu savais bien » ne valent pas consentement. Dans une relation de domination et de soumission, l'accord doit être exprimé clairement, idéalement avant la scène, à froid, hors de tout jeu de rôle.
Certaines relations formalisent cet accord par écrit, sous forme de pacte. L'écrit aide à clarifier, il ne remplace jamais la parole donnée et reprise.
Libre : sans pression ni dépendance
Un oui obtenu par insistance, par chantage affectif, sous l'emprise de l'alcool ou par peur de perdre l'autre n'est pas libre. La personne qui domine porte une responsabilité particulière : vérifier que l'accord de l'autre n'est pas dicté par la crainte.
Révocable : à tout moment, sans justification
Le consentement donné hier ne vaut pas pour aujourd'hui, et celui donné au début d'une scène peut être retiré au milieu. C'est le rôle du mot de sécurité : prononcé, il arrête tout, immédiatement, sans discussion ni reproche.
Retirer son consentement n'est pas un échec. C'est le système qui fonctionne.
Le consentement dans un cadre initiatique
Au sein d'un ordre, le consentement ne repose pas seulement sur deux personnes. Il est soutenu par un cadre : questionnaire d'entrée, limites déclarées, règles connues de tous, accompagnement. Ce cadre ne retire rien à la liberté de chacun ; il la protège.
Frapper à la porte
L'entrée dans l'Ordre commence par une candidature et un questionnaire. Rien n'est automatique, tout est examiné.
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